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Découvrez le secret des jardiniers experts pour multiplier vos fraisiers avec succès

Obtenez un massif de fraisiers prolifique grâce à la multiplication par stolons #

Pas de formule magique derrière le « secret » des jardiniers aguerris : le fraisier se multiplie tout seul, en émettant des stolons qui donnent de jeunes plants identiques au pied-mère. Il suffit de choisir les bonnes rosettes, de les laisser s’enraciner, puis de les repiquer au bon moment pour renouveler sa fraisière sans racheter de plants.

Ce qu’il vous faut
MatérielGodets, terreau, petits arceaux ou agrafes en fil de fer, ciseaux propres, arrosoir
PériodeEn été après la récolte, jusqu’à l’automne
EnracinementEn général quelques semaines
NiveauFacile, à la portée de tout jardinier
En 5 étapes
  1. Repérer un pied-mère sain et vigoureux, et ses premiers stolons.
  2. Choisir la rosette la plus vigoureuse et éliminer les stolons faibles.
  3. Enraciner la rosette dans un godet de terreau (ou au sol), maintenue par un arceau, sans couper le stolon.
  4. Sevrer : une fois la rosette bien enracinée, couper le stolon qui la relie au pied-mère.
  5. Repiquer en sol riche et meuble, à 30-40 cm d’écart, puis pailler.
Les bases

Comprendre le rôle des stolons chez le fraisier #

Le fraisier est la plante stolonifère par excellence. Les stolons, que l’on appelle aussi couramment « gourmands », sont des tiges horizontales qui partent de la base de la plante et courent sur le sol. De place en place, ils portent des bourgeons qui forment de petites rosettes : au contact de la terre, elles émettent des racines et deviennent de nouveaux pieds.

C’est une multiplication végétative, donc asexuée : chaque jeune plant est un clone du pied-mère. Il en reprend fidèlement les caractéristiques (goût, vigueur, comportement), ce qu’un semis ne garantit pas. Tant qu’il reste relié au pied-mère, le stolon continue d’alimenter la rosette, jusqu’à ce qu’elle soit capable de se nourrir seule. Contrairement au rhizome, qui chemine sous terre, le stolon se développe en surface.

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Étape 1 · Choisir

Identifier et choisir les meilleurs stolons pour la multiplication #

Tous les stolons ne se valent pas, et le choix des bons candidats conditionne la vitalité de la future fraisière. Pendant l’été, inspectez régulièrement vos pieds pour repérer les stolons nouvellement formés. Partez d’un pied-mère sain et productif : comme chaque rosette en est la copie, un pied chétif ou au feuillage taché, déformé ou desséché n’est pas un bon point de départ.

  • Premiers stolons : les premiers produits par la plante sont souvent les meilleurs.
  • Le bon nœud : sur un stolon qui porte plusieurs rosettes, repérez la plus vigoureuse.
  • Faire le tri : éliminez les stolons les plus faibles et ceux que vous ne souhaitez pas conserver, pour concentrer l’énergie du pied-mère.

Si vous ne cherchez pas à multiplier, supprimez les stolons au fur et à mesure de leur apparition : la plante ne s’épuise pas à nourrir des plants dont vous n’avez pas besoin.

Étape 2 · Enraciner et sevrer

Installer les rosettes issues des stolons pour un enracinement optimal #

Une fois la rosette choisie, facilitez son enracinement sans la détacher du pied-mère : reliée par le stolon, elle continue d’être alimentée pendant que ses racines se forment, ce qui sécurise la reprise.

  1. En godet (le plus pratique) : enterrez à côté du pied un godet rempli de terreau, posez la rosette dessus et maintenez le nœud au contact du terreau avec un petit arceau en fer planté dans le godet.
  2. Directement au sol : déposez la rosette sur une terre ameublie et humide, puis maintenez-la avec une agrafe en fil de fer ou une petite motte de terre.
  3. Arrosage : le terreau doit rester frais pendant toute la phase d’enracinement ; arrosez dès qu’il sèche en surface.

En général, quelques semaines suffisent pour obtenir un bon enracinement, parfois moins par temps chaud et humide. Quand la rosette tient fermement dans son godet, sevrez-la : coupez le stolon côté pied-mère. Le nouveau pied est alors autonome et peut être déplacé selon le plan de votre potager. Le godet a un avantage : la motte reste intacte au moment du repiquage.

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Quand multiplier

Multiplier et renouveler la plantation : timing et astuces de jardinier #

Le calendrier compte beaucoup dans la réussite. Le marcottage se pratique en été, après la récolte, et l’automne s’y prête aussi. L’idée est de laisser aux jeunes plants le temps de s’enraciner correctement avant les premiers froids.

Ce travail sert surtout à renouveler la fraisière. Un fraisier produit bien pendant 3 à 4 ans ; au-delà, il perd en vigueur et la production diminue. Remplacer progressivement les vieux pieds par des plants issus de stolons permet de garder un massif jeune et productif sans racheter de plants.

  • Renouvellement échelonné : plutôt que de tout arracher la même année, remplacez une partie des pieds chaque saison pour ne jamais rester sans récolte.
  • Astuce de suivi : étiquetez les rangs avec leur année de plantation pour savoir quels pieds arrivent en fin de cycle.

Associée à une surveillance sanitaire régulière, cette rotation compense naturellement l’épuisement des pieds-mères.

Étape 3 · Repiquer

Optimiser la plantation des jeunes fraisiers issus des stolons #

Le fraisier se plante au printemps, à la fin de l’été ou à l’automne, septembre étant souvent considéré comme la meilleure période. Vous pouvez donc repiquer vos jeunes plants dès leur sevrage, ou les conserver en godet et les installer au printemps suivant.

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Ils demandent un sol humifère, fertile, meuble et bien drainé, de préférence non calcaire, et une exposition lumineuse. Espacez les plants de 30 à 40 cm, et prévoyez environ 40 cm entre les rangs : l’air circule mieux, ce qui limite les maladies.

  1. Enrichissez la terre avec du compost bien mûr avant de planter.
  2. Plantez sans enterrer le cœur de la rosette, puis arrosez abondamment.
  3. Maintenez le sol frais les semaines suivantes, le temps de la reprise.
  4. Paillez le pied : paille hachée, paillettes de lin ou écorces.

Le paillage maintient l’humidité du sol, freine les herbes indésirables et évite que les fruits ne reposent sur la terre. Gérer ces quelques paramètres avec attention fait l’essentiel de la réussite des jeunes plants.

Remontants ou non remontants : ce qui change pour vos récoltes #

Au moment de choisir vos pieds-mères, gardez en tête les deux grandes familles de fraisiers. Les non remontants, dits « de jours courts », fleurissent une seule fois par an. Les remontants, dits « de jours longs », fleurissent deux fois par an et étalent davantage la récolte. Comme les stolons donnent des clones, un pied remontant vous donnera des plants remontants : multipliez en priorité les pieds dont vous appréciez les fruits et le rythme de production.

Erreurs à éviter et maladies à surveiller #

À faire
  • Multiplier uniquement des pieds sains et vigoureux
  • Garder le terreau frais jusqu’à l’enracinement
  • Attendre un enracinement ferme avant de couper le stolon
  • Pailler proprement et récolter régulièrement
À éviter
  • Laisser tous les stolons se développer sans tri
  • Sevrer une rosette qui n’a pas encore de racines
  • Planter trop serré, dans un sol lourd et humide
  • Conserver des pieds épuisés au-delà de 3 à 4 ans

Côté maladies, la plus courante sur les fruits est la pourriture grise (Botrytis cinerea) : les fraises moisissent par excès d’humidité. Un paillage propre, une récolte régulière et la suppression des fruits atteints limitent son développement. Surveillez aussi l’oïdium, les taches pourpres et les pucerons, ces derniers pouvant transmettre certains virus du fraisier. Comme la multiplication par stolons reproduit le pied-mère à l’identique, écartez de la multiplication tout pied qui paraît malade.

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À retenir
  • Un stolon donne un clone du pied-mère : ne multipliez que des pieds sains et productifs.
  • Choisissez les premières rosettes, les plus vigoureuses, et éliminez les stolons faibles.
  • Enracinez en godet sans couper le stolon, puis sevrez une fois la rosette bien enracinée.
  • Multipliez en été après la récolte ; plantez de préférence en septembre, à 30-40 cm d’écart.
  • Renouvelez la fraisière progressivement : un pied produit bien 3 à 4 ans.

Questions fréquentes sur la multiplication des fraisiers #

Quand multiplier ses fraisiers par stolons ?
En été, une fois la récolte passée, et jusqu’à l’automne. Les jeunes plants ont ainsi le temps de s’enraciner avant les froids ; ils peuvent être plantés en place dès la fin de l’été ou en septembre, ou gardés en godet jusqu’au printemps.
Combien de temps faut-il pour qu’un stolon s’enracine ?
En général quelques semaines, à condition de garder le terreau frais. Tirez très légèrement sur la rosette : si elle résiste, les racines sont en place et vous pouvez couper le stolon.
Faut-il couper les stolons si l’on ne veut pas multiplier ?
Oui, il est conseillé de les supprimer au fur et à mesure, sauf ceux que vous voulez garder pour obtenir de nouveaux plants.
Tous les combien faut-il renouveler une fraisière ?
Un fraisier produit bien pendant 3 à 4 ans, puis perd en vigueur. Les plants issus de stolons permettent de remplacer progressivement les pieds les plus anciens.
Pourquoi mes fraises moisissent-elles sur le pied ?
C’est souvent la pourriture grise (Botrytis cinerea), favorisée par l’humidité. Paillez proprement pour que les fruits ne touchent pas la terre, récoltez régulièrement et retirez les fruits atteints.

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